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Un certain regard - Les machines et les hommes / ORTF

Jusqu’à quel point l’homme peut-il prétendre à...

11 juin 1972

Jusqu’à quel point l’homme peut-il prétendre à sa propre connaissance ? La cybernétique permettra-t-elle de faire simuler à la machine toutes les activités humaines ? C’est pour évoquer les multiples aspects de cette double question qu’a été réalisée cette vaste enquête auprès des personnalités scientifiques les plus marquantes des Etats-Unis, ponctuée par des interventions de WALTER ROSENBLITH, recteur du célèbre MIT - Massachusetts Institute for Technology.Cette troisième émission a pour but de faire le point sur l’état actuel des connaissances en matière de structure et de fonctionnement du cerveau.En enregistrant dans le cerveau d’un chat le fonctionnement électrique d’un seul neurone, le professeur Sir John ECCLES, prix Nobel, cherche à étudier le « langage » du cerveau. Pour lui, le cervelet fonctionne comme un ordinateur, mais le reste des activités du cortex - notamment la mémoire et la conscience - demeurent encore inexplicable.Le docteur Frank ERWIN, neurophysiologiste et psychiatre au MGH à Boston, mène simultanément une étude microscopique et macroscopique : ses expériences de laboratoire sur un singe ont pour but de faire le lien entre l’activité d’un de ses neurones et son comportement. William ROSS ADEY, neurophysiologiste, université de Californie, Los Angeles, pense qu’un seul neurone est bien plus complexe que n’importe quelle machine créée par l’homme. Il parle des travaux menés dans son laboratoire. Don WALTER, neurophysiologiste, Université de Californie à Los Angeles, parle d’une expérimentation qu’il fait sur un singe concernant son appréciation du temps, en fonction d’un champ électrique qui lui est imposé. Il est possible que la pollution électrique soit un nouveau danger pour notre civilisation. Il parle aussi des théories du déterminisme, qui selon lui, ne sont pas suffisantes pour décrire l’homme. JACQUES VIDAL, cybernéticien de l’Université de Californie à Los Angeles, dans son laboratoire intitulé « brain computer interface », s’efforce d’opérer une jonction entre un cerveau et un calculateur. Les phénomènes électriques du cerveau ne sont a priori qu’un aspect de l’activité du cerveau, qui n’est peut-être qu’accessoire. Entre la machine séquentielle, logique et déductive, et le cerveau, inductif, subsistent des différences essentielles. Mais si les biochimistes parviennent à maîtriser les réactions moléculaires, ce fossé pourrait bien un jour être franchi...


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