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Un certain regard / ORTF

L’intelligence artificielle

25 juin 1972

Voir en ligne : http://www.ina.fr/video/CPF86655105...

Jusqu’à quel point l’homme peut-il prétendre à sa propre connaissance ? La cybernétique permettra-t-elle de faire simuler à la machine toutes les activités humaines ? C’est pour évoquer les multiples aspects de cette double question qu’a été réalisée cette vaste enquête auprès des personnalités scientifiques les plus marquantes des Etats-Unis, ponctuée par les interventions de Walter ROSENBLITH, recteur du célèbre MIT (Massachusset Institute for Technology).Cette quatrième émission de la série « Les machines et les hommes » est consacrée à un sujet de controverses passionnées : l’avénement de « l’intelligence artificielle » et des robots.- Après avoir décuplé les muscles puis les sens de l’être humain, les machines sont en train de multiplier sa capacité à manipuler des informations. Pour le professeur Walter ROSENBLITH l’évolution de l’homme en tant qu’être biologique, se situe désormais, sous son contrôle, à l’extérieur de lui-même« . Si un ordinateur est capable de »composer du Beethoven« à partir d’une analyse de ses oeuvres, il n’aura jamais la connaissance intime ni les sensations du musicien, fait remarquer Michel MELKANOFF, directeur de l’informatique de l’Université de Californie à Los Angeles. C’est seulement au prix d’une simplification de l’univers que les composantes de l’environnement sont analysables pour une mécanisation de la perception.- Nicolas NEGROPONTE, professeur d’architecture au MIT, pourtant, travaille déjà sur un »environnement intelligent« en mettant au point des interfaces capables de reconnaître et différencier les êtres humains qui entrent dans une pièce. S’il croit à l’avénement des »robots« intelligents dans un avenir indéterminé, il pense qu’ils seront moins oppressifs que l’image qu’on s’en fait aujourd’hui.- Salvador LURIA (Prix Nobel), biologiste au MIT, ne verrait pas d’inconvénients à ce qu’un robot reçoive le Prix Nobel. Il croit qu’un ordinateur vraiment intelligent serait capable d’évoluer.- »Il est prématuré de rêver sur la manière d’utiliser le lapin... si nous ne pouvons jamais l’attraper" déclare John MAC CARTHY, mathématicien de l’université de Stanford.- Quant à Edward FREDKIN, ancien pilote de l’armée de l’air, directeur d’un programme de recherche électronique (le projet MAC) au MIT, il a le sentiment de travailler à ce qu’il nomme la prochaine étape de l’humanité : la naissance de superordinateurs supérieurs à l’homme et avec lesquels il va coexister. Il questionne ses propres enfants sur ce sujet.- Michel MELKANOFF évoque pour finir les banques de données et les aspects politiques du problème. Il parle du contrôle de l’information. - En marge de ces témoignages l’émission nous fait découvrir quelques uns des robots mis au point dans les laboratoires les plus avancés des Etats-Unis.


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