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Un certain regard / ORTF

Les ordinateurs électroniques : quel monde futur ? (3/3)

08 juin 1969

Voir en ligne : Source INA

Cette troisième et dernière émission sur les ordinateurs et l’informatique, est plus particulièrement consacrée aux conséquences prévisibles de l’intrusion de cette nouvelle technologie dans notre monde. Les interviews croisés de plusieurs spécialistes (non nommés) alternent avec un reportage au service informatisé de reservations de la compagnie Air France, tiré en grande partie de l’émission « Euréka » du 25/11/1968.Il existe actuellement un fossé entre un outil (l’informatique) et la possibilité de l’adapter à un domaine particulier. Il manque les spécialistes pour imaginer les changements à mettre en oeuvre.Interviews d’étudiants de l’Institut de programmation de la faculté des sciences de Paris. Ils pensent qu’ils auront un emploi bien payé, parce qu’ils vont « remplacer du monde ».On pourrait penser que l’ordinateur va générer du chômage, mais en réalité, les choses ne sont pas si simples : exemple du service de réservations d’Air France, où l’augmentation des demandes a compensé l’automatisation des tâches.Une société privée propose les services d’un gigantesque ordinateur à ses clients, chefs d’entreprises, auquels elle loue « de la matière grise » selon les termes de son directeur : elle propose des programmes (par exemple, pour établir des facturations ou des paies). La matière grise devient un bien économique, qui a la propriété de s’amplifier lorsqu’on le partage.A l’heure actuelle un programme est un objet public qui n’appartient pas à son concepteur, ce qui pose des problèmes d’un point de vu légal. C’est dans ce contexte que se pose le problème de la propriété et du secret de l’information. Il faut construire des banques de données, mais garantir les conditions d’accès à cette information, afin de ne pas violer les libertés individuelles. Ainsi, la détention de ces informations par un nombre restreint d’individus est inacceptable. La politique militaire américaine est déjà entièrement liée à l’informatique (exemple : informations transmises par les radars à des ordinateurs reliés entre eux). On peut envisager l’instauration d’un réseau national américain (et à plus ou moins brève échéance, français) rendant le système plus fragile.L’introduction de l’informatique doit permettre un accroissement des loisirs, et du niveau culturel général. Ainsi, la société doit être capable de se mettre à l’abri des dangers et des abus de son utilisation par le fait même qu’elle en connaitra l’existence.


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